Farine sans gluten : le guide complet pour bien choisir

Personne versant de la farine de riz complet dans un bol avec des bocaux de farine de teff et d'avoine.

Plus de 20 alternatives à la farine de blé existent pour cuisiner sans gluten. Farine de riz, de sarrasin, de pois chiche, fécule de tapioca : chaque farine sans gluten possède un goût, une texture et un usage bien précis. Le problème, c’est que cette diversité peut vite devenir un casse-tête lorsqu’on débute.

Quelle farine sans gluten choisir pour un gâteau moelleux ? Laquelle privilégier pour du pain ? Peut-on remplacer la farine de blé avec un seul substitut ?

Ce guide vous présente toutes les farines sans gluten disponibles, avec leurs caractéristiques, leur indice glycémique et leurs usages recommandés. Vous découvrirez également les règles d’association pour réussir vos mélanges, ainsi que des ratios concrets par type de recette.

Qu'est-ce qu'une farine sans gluten ?

Avant de vous lancer dans le choix d’une farine, il est important de bien comprendre ce que le gluten représente en cuisine et pourquoi certaines personnes doivent l’éviter.

Pourquoi certaines farines contiennent du gluten

Le gluten est un ensemble de protéines présent naturellement dans certaines céréales. En pâtisserie et en boulangerie, c’est lui qui donne de l’élasticité et de la cohésion aux pâtes. C’est grâce au gluten que le pain gonfle et que les gâteaux tiennent leur structure.

Les farines qui en contiennent sont celles issues du blé (T45 à T150), du seigle, de l’orge, de l’épeautre (y compris le petit épeautre), du kamut et du triticale. Parmi toutes ces céréales, le blé est celle qui en contient la concentration la plus élevée.

Attention

L’avoine ne contient pas de gluten à proprement parler, mais elle est très sensible aux contaminations croisées lors de sa transformation. Seule l’avoine portant le logo « épi de blé barré » est considérée comme sûre pour les personnes coeliaques.

Qui a besoin de farines sans gluten ?

Trois situations principales justifient l’utilisation de farines sans gluten. La maladie coeliaque touche environ 1 % de la population française. Il s’agit d’une maladie auto-immune qui impose une éviction totale et définitive du gluten pour protéger la paroi intestinale.

La sensibilité au gluten non coeliaque concerne des personnes qui ressentent des troubles digestifs, des ballonnements ou de la fatigue après avoir consommé du gluten, sans pour autant être coeliaques.

Enfin, l’allergie au blé (distincte de la maladie coeliaque) provoque des réactions immunitaires pouvant aller de l’urticaire aux troubles respiratoires.

Farine, fécule et amidon : quelle différence ?

La confusion entre ces trois termes est fréquente, et pourtant la distinction est essentielle pour réussir vos recettes.

  • Une farine est obtenue par mouture complète d’une graine, d’un tubercule ou d’un fruit sec. Elle conserve les fibres, les protéines et les nutriments du produit d’origine.
  • Une fécule est extraite de la partie amidonnée d’un aliment (pomme de terre, maïs, manioc). Elle est très fine, blanche, et son rôle est d’apporter de la légèreté et du moelleux aux préparations.
  • Un amidon fonctionne de la même manière qu’une fécule. Dans le langage courant, les deux termes sont souvent interchangeables (fécule de maïs = amidon de maïs).

À retenir

En cuisine sans gluten, les fécules ne remplacent pas les farines : elles les complètent. Un bon mélange associe généralement une ou deux farines pour la structure et le goût, et une fécule pour la texture.

Maintenant que les bases sont posées, passons en revue chaque farine sans gluten disponible, avec ses caractéristiques et ses usages.

Toutes les farines sans gluten et leurs caractéristiques

Le choix est vaste : céréales, pseudo-céréales, légumineuses, oléagineux et fécules offrent chacun des propriétés différentes. Voici un tour d’horizon complet pour vous aider à identifier celles qui correspondent à vos besoins.

Farines de céréales et pseudo-céréales

Farine de riz (blanc, complet, semi-complet)

C’est la farine sans gluten la plus utilisée et la plus polyvalente. Son goût neutre et sa texture légèrement granuleuse en font une base idéale pour la plupart des recettes, aussi bien sucrées que salées.

La version blanche donne des résultats légers, parfaits pour les gâteaux et les sauces. La version complète apporte davantage de fibres, de nutriments et un indice glycémique plus bas, mais peut donner une texture légèrement plus dense.

Utilisée seule, la farine de riz a tendance à rendre les préparations friables. Il est recommandé de l’associer à une fécule (tapioca ou pomme de terre) pour compenser.

Conseil

Pour vos gâteaux, utilisez un ratio de 70 % de farine de riz et 30 % de fécule. Ce mélange donne une texture proche de celle obtenue avec la farine de blé.

Indice glycémique : élevé (~95 pour le riz blanc, ~70 pour le complet).

Farine de sarrasin (blé noir)

Malgré son surnom de « blé noir », le sarrasin n’est pas une céréale et ne contient aucun gluten. Sa saveur est puissante, presque minérale, avec des notes rustiques qui se marient très bien avec les champignons, les poireaux et les fruits d’automne.

C’est la farine incontournable des galettes bretonnes. Elle fonctionne également très bien dans les pains, les cakes salés et les pâtes à tarte. Pour un goût moins prononcé, vous pouvez la mélanger avec de la farine de riz ou de maïs (10 à 20 % de sarrasin dans le mélange).

Riche en protéines, fibres et minéraux (magnésium, fer), la farine de sarrasin a aussi l’avantage d’un indice glycémique modéré.

Indice glycémique : modéré (~50).

Farine de maïs

Reconnaissable à sa teinte jaune caractéristique, la farine de maïs est l’une des alternatives les plus accessibles. Son goût reste neutre, ce qui lui permet de s’intégrer dans des recettes sucrées comme salées.

Elle excelle comme épaississant pour les sauces et les soupes, et constitue la base des tortillas traditionnelles. En pâtisserie, mieux vaut ne pas l’utiliser seule : elle peut donner un résultat lourd et sec. Associez-la à de la farine de riz ou à de la fécule pour plus de légèreté.

Attention

Ne confondez pas farine de maïs, semoule de maïs (polenta) et fécule de maïs (Maïzena). La différence tient au degré de mouture et à la composition : la fécule ne conserve que l’amidon, tandis que la farine conserve l’ensemble du grain.

Indice glycémique : modéré à élevé (~70).

Farine de millet

La farine de millet possède une texture douce et un goût discret, légèrement sucré. Elle est particulièrement intéressante pour la confection de pains, crêpes et gaufres sans gluten.

Attention à ne pas en abuser dans vos mélanges : en trop grande quantité, elle rend les préparations friables et cassantes, surtout les pâtes à tarte. Visez un dosage de 20 à 30 % dans votre mélange.

Riche en minéraux (fer, magnésium, phosphore), c’est une farine nutritive mais sensible au rancissement. Conservez-la au réfrigérateur dans un contenant hermétique.

Indice glycémique : modéré (~70).

Farine de sorgho

Le sorgho est souvent décrit comme la farine sans gluten qui se rapproche le plus du blé en termes de comportement. Son goût est doux, légèrement sucré, et sa texture permet d’obtenir une bonne structure dans les pains et gâteaux.

Elle est particulièrement recommandée pour les recettes de pain sans gluten, en association avec de la farine de riz et de la fécule de tapioca. Ne dépassez pas 40 % de farine de sorgho dans votre mélange total.

Indice glycémique : modéré (~65).

Astuce

L’association sorgho + riz + tapioca est l’un des mélanges les plus recommandés pour obtenir un pain sans gluten avec une mie proche du pain traditionnel.

Farine de teff

Originaire d’Éthiopie, le teff est une pseudo-céréale millénaire utilisée pour préparer l’injera, un pain fermenté traditionnel. Sa farine offre un arôme subtil de noisette et une couleur brune.

Riche en protéines, fer et calcium, elle convient aussi bien aux pains qu’aux pâtisseries. Pour les gâteaux, une proportion de 25 % suffit pour apporter son goût caractéristique sans dominer les autres saveurs.

Indice glycémique : modéré (~57).

Farine de quinoa

Le quinoa est une pseudo-céréale réputée pour sa valeur nutritionnelle exceptionnelle : protéines complètes (contenant tous les acides aminés essentiels), fibres et minéraux. Sa farine a un goût de noisette prononcé, légèrement amer.

Elle est idéale en petite proportion (15 à 25 %) dans les mélanges pour enrichir le profil nutritionnel de vos préparations. Elle fonctionne bien dans les crêpes, les cakes et les biscuits.

Indice glycémique : bas (~35).

Farine d’amarante

L’amarante est une pseudo-céréale à la valeur nutritive remarquable : riche en protéines, en calcium, en fer et en lysine (un acide aminé rare dans les céréales). Sa farine a un goût de noisette légèrement épicé.

Comme elle est assez dense, il est conseillé de la doser à 20 % maximum dans vos mélanges. Elle apporte un excellent moelleux aux pâtes à tarte, crêpes et brioches sans gluten.

Indice glycémique : bas (~35).

Farine d’avoine (certifiée sans gluten)

L’avoine ne contient pas de gluten au sens strict, mais elle est très fréquemment contaminée par du blé ou de l’orge lors de sa culture et de sa transformation. Pour les personnes coeliaques, il est impératif de choisir une farine d’avoine portant le logo épi de blé barré, garantissant un taux de gluten inférieur à 20 mg/kg.

Riche en protéines, fibres et minéraux, la farine d’avoine apporte un moelleux remarquable aux gâteaux, cakes et crêpes. Elle dégage un léger arôme sucré naturel et possède un faible indice glycémique.

Attention

Certaines personnes coeliaques réagissent même à l’avoine certifiée sans gluten. Consultez votre médecin avant de l’intégrer à votre alimentation.

Indice glycémique : bas (~40).

Farines de légumineuses

Farine de pois chiche

Très répandue dans la cuisine méditerranéenne et indienne, la farine de pois chiche est riche en protéines (environ 20 %) et en fibres. Sa couleur jaune pâle et son goût légèrement terreux la destinent surtout aux recettes salées : falafels, socca niçoise, cakes salés, panisses.

En pâtisserie sucrée, elle peut surprendre. Mieux vaut la réserver aux cookies et biscuits rustiques, où son caractère s’exprime sans dénaturer le résultat.

Indice glycémique : bas (~35).

Farine de lentille

La farine de lentille concentre environ 24 % de protéines végétales et 11 % de fibres. Son goût est subtilement rustique, moins marqué que celui du pois chiche.

Elle s’utilise en mélange (un tiers environ) avec des farines plus neutres pour des crêpes nutritives, des pâtes à pain ou des galettes. Elle nécessite un tamisage avant utilisation pour éviter les grumeaux.

Indice glycémique : bas (~30).

Farine de lupin

Encore peu connue en France, la farine de lupin est une excellente source de protéines (jusqu’à 40 %) avec un goût proche de la noisette. Elle apporte une belle couleur dorée aux préparations.

Utilisez-la en petite proportion (10 à 15 %) pour enrichir vos mélanges en protéines, notamment dans les pains et les brioches.

Attention

Le lupin est un allergène reconnu par la réglementation européenne. Vérifiez l’absence d’allergie avant de l’utiliser, surtout chez les personnes allergiques aux arachides (risque d’allergie croisée).

Indice glycémique : très bas (~15).

Farines d’oléagineux et de fruits

Farine d’amande

C’est l’une des farines sans gluten les plus appréciées en pâtisserie. Elle apporte un moelleux naturel, une couleur dorée et un goût doux et rond. Elle est parfaite pour les tartes sucrées, biscuits sablés, financiers et génoises.

Sur le plan nutritionnel, elle est riche en graisses saines, en fibres et en protéines. Son indice glycémique très bas en fait un choix privilégié pour les personnes qui surveillent leur glycémie.

Indice glycémique : très bas (~20).

Farine de noisette

Proche de la farine d’amande dans ses propriétés, la farine de noisette apporte une saveur plus prononcée et plus gourmande. Elle excelle dans les financiers, les pâtes sablées et les gâteaux d’automne.

Comme pour l’amande, elle rancit assez vite. Conservez-la au réfrigérateur.

Indice glycémique : très bas (~20).

Farine de coco

La farine de coco se distingue par sa richesse en fibres (environ 40 %) et sa faible teneur en glucides. Son goût exotique est agréable mais marqué. Elle convient aux muffins, pancakes et biscuits.

Particularité importante : elle absorbe énormément de liquide. Prévoyez environ 30 % de liquide en plus par rapport à une recette classique. Ne l’utilisez pas à plus de 25 % dans un mélange, toujours accompagnée d’une farine plus neutre.

Conseil

Tamisez toujours la farine de coco avant utilisation pour éviter les grumeaux. Conservée dans un bocal hermétique au frais, elle se garde environ 3 mois.

Indice glycémique : très bas (~35).

Farine de châtaigne

La farine de châtaigne est un classique de la cuisine corse et automnale. Son goût est naturellement sucré, avec des notes fumées selon les variétés. Elle s’intègre magnifiquement dans les cakes, crêpes, gâteaux au chocolat et pains d’épices.

Attention, elle est assez dense. Associez-la avec une farine plus légère (riz, maïs) et une fécule pour éviter des préparations trop compactes. Un dosage de 20 à 30 % dans le mélange est idéal.

Indice glycémique : modéré (~65).

Fécules et amidons sans gluten

Les fécules ne s’utilisent jamais seules. Leur rôle est d’alléger, lier et apporter du moelleux aux préparations. Elles sont l’ingrédient secret d’une cuisine sans gluten réussie.

Fécule de tapioca (manioc)

Extraite de la racine de manioc, la fécule de tapioca est particulièrement intéressante pour apporter de la souplesse et de l’élasticité aux pâtes sans gluten. Elle est un composant clé des mélanges pour pains et brioches.

Son goût est neutre. Elle fonctionne très bien en association avec la farine de riz ou de sorgho.

Indice glycémique : élevé (~85).

Fécule de pomme de terre

La fécule de pomme de terre est un classique pour épaissir les sauces et alléger les gâteaux. Son goût est neutre et sa texture extrêmement fine.

Elle s’utilise en proportion modérée dans les mélanges (15 à 20 %) pour apporter du moelleux sans alourdir.

Indice glycémique : élevé (~95).

Fécule de maïs (Maïzena)

La plus connue des fécules. Elle sert avant tout à épaissir les crèmes, sauces et soupes, mais elle peut aussi entrer dans la composition de mélanges pour gâteaux et biscuits. Comme les autres fécules, elle doit être associée à une farine pour obtenir un résultat équilibré.

Indice glycémique : élevé (~85).

Arrow-root

L’arrow-root est une fécule fine et discrète, idéale pour lier les sauces et crèmes sans altérer le goût. Elle est souvent préférée à la fécule de maïs pour les préparations délicates.

En pâtisserie, elle apporte de la légèreté et peut remplacer la fécule de pomme de terre ou de maïs dans les mêmes proportions.

À retenir

Toutes les fécules ont un indice glycémique élevé. Si vous surveillez votre glycémie, limitez leur proportion dans vos mélanges et compensez avec des farines à IG bas (amande, coco, quinoa, lupin).

Indice glycémique : élevé (~85).

Le tableau ci-dessous synthétise les caractéristiques clés de chaque farine pour vous aider à choisir rapidement.

FarineGoûtUsage principalIG% max dans un mélange
Riz blancNeutreGâteaux, sauces, crêpes~9570 %
Riz completNeutre, noisettéMuffins, pains~7070 %
SarrasinRustique, minéralGalettes, pains, cakes salés~5020-30 %
MaïsNeutre, douxSauces, tortillas, biscuits~7030-40 %
MilletDiscret, sucréPains, crêpes~7020-30 %
SorghoDoux, proche du bléPains, gâteaux~6540 %
TeffNoisettePains, galettes~5725-30 %
QuinoaNoisette, amerCakes, crêpes, biscuits~3515-25 %
AmaranteNoisette, épicéPâtes à tarte, crêpes~3520 %
Avoine (certifiée SG)Sucré légerGâteaux, cakes, crêpes~4030-40 %
Pois chicheTerreuxFalafels, socca, cakes salés~3525-30 %
LentilleRustique légerCrêpes, pains, galettes~3030 %
LupinNoisettePains, brioches~1510-15 %
AmandeDoux, rondTartes, financiers, biscuits~2030-40 %
NoisetteGourmandFinanciers, sablés~2020-30 %
CocoExotiqueMuffins, pancakes~3525 %
ChâtaigneSucré, fuméCakes, crêpes, pains d’épices~6520-30 %
Fécule de tapiocaNeutrePains, brioches (liant)~8520-25 %
Fécule de pomme de terreNeutreGâteaux, sauces (moelleux)~9515-20 %
Fécule de maïsNeutreCrèmes, sauces (épaississant)~8515-20 %
Arrow-rootNeutreSauces, crèmes (liant fin)~8515-20 %

Maintenant que vous connaissez chaque farine, voyons comment choisir la bonne selon ce que vous souhaitez préparer.

Quelle farine sans gluten choisir selon votre recette ?

Le choix d’une farine dépend avant tout de votre objectif : obtenir de la légèreté, de la tenue, du goût ou du moelleux. Voici les associations qui fonctionnent pour chaque grande catégorie de recette.

Pour faire du pain sans gluten

Le pain est la recette la plus exigeante en cuisine sans gluten, car c’est le gluten qui donne habituellement son élasticité et sa mie aérée au pain.

Privilégiez les farines qui apportent de la structure : sorgho, sarrasin ou teff, associées à de la fécule de tapioca pour la souplesse et un liant (psyllium ou graines de lin) pour la tenue.

Mélange recommandé : 40 % sorgho + 30 % farine de riz complet + 20 % fécule de tapioca + 10 % graines de lin moulues.

Pour la pâtisserie (gâteaux, biscuits, muffins)

L’objectif est d’obtenir une texture moelleuse et légère. La farine de riz est votre meilleure alliée, complétée par une fécule pour l’aérer.

Mélange recommandé : 70 % farine de riz + 30 % fécule de pomme de terre. Pour les biscuits sablés, remplacez une partie de la farine de riz par de la farine d’amande pour plus de fondant.

Astuce

Pour des gâteaux au chocolat, remplacez 20 % de la farine de riz par de la farine de châtaigne. L’association chocolat-châtaigne fonctionne particulièrement bien.

Pour les crêpes et galettes

Les crêpes sucrées sans gluten fonctionnent très bien avec un mélange de farine de riz et de fécule de maïs. Pour les galettes salées, la farine de sarrasin utilisée pure (avec eau, sel et un oeuf) reste la référence.

Mélange crêpes sucrées : 60 % farine de riz + 20 % fécule de maïs + 20 % farine de châtaigne (ou d’amande).

Galettes bretonnes : 100 % farine de sarrasin certifiée sans gluten.

Pour épaissir une sauce ou une soupe

Les fécules sont ici les vedettes. La fécule de maïs (Maïzena), la fécule de pomme de terre et l’arrow-root remplissent toutes ce rôle efficacement. Délayez-les dans un peu d’eau froide avant de les incorporer à votre préparation chaude pour éviter les grumeaux.

La farine de riz peut aussi servir d’épaississant, mais elle donne un résultat légèrement plus granuleux.

Pour les pâtes à tarte (brisée, sablée)

Les pâtes à tarte sans gluten sont souvent fragiles. L’ajout d’une farine d’oléagineux (amande ou noisette) apporte le gras naturel nécessaire pour une texture fondante.

Pâte brisée salée : 40 % farine de riz complet + 30 % farine de sarrasin + 30 % farine d’amande.

Pâte sablée sucrée : 40 % farine de riz blanc + 30 % farine d’amande + 30 % farine de châtaigne.

Conseil

Laissez toujours reposer votre pâte à tarte sans gluten 30 minutes au réfrigérateur avant de l’étaler. Le froid permet de limiter l’émiettement et facilite le travail de la pâte.

Les mélanges que vous venez de découvrir reposent sur des principes d’association simples. Voyons maintenant les règles fondamentales pour créer vos propres combinaisons.

Assortiment de farines sans gluten (riz, sarrasin, tapioca) et pois chiches sur un plan de travail en bois.

Comment associer les farines sans gluten : les règles d'or

La clé d’une cuisine sans gluten réussie, c’est de ne pas chercher une farine miracle qui remplacerait le blé à elle seule. C’est l’association de plusieurs farines qui permet de retrouver les textures et les saveurs auxquelles vous êtes habitué.

Pourquoi ne jamais utiliser une seule farine

La farine de blé cumule trois fonctions : elle apporte de la structure (grâce au gluten), de la texture et du goût. Aucune farine sans gluten ne réunit ces trois qualités à elle seule.

Utilisée seule, la farine de riz sera friable. La farine de sarrasin sera trop dense et trop typée. La farine de pois chiche aura un goût trop marqué pour un gâteau sucré. Le mélange de 2 à 3 farines, complété par une fécule, est la norme pour des résultats réguliers.

La règle des 3 composantes

Pour construire un mélange sans gluten équilibré, pensez à réunir trois types d’ingrédients :

Le structurant (50 % du mélange) : c’est la farine de base qui donne le corps à votre préparation. Les farines de riz, de sorgho ou de sarrasin remplissent ce rôle.

Le texturant (25 à 30 %) : il apporte du moelleux, de la légèreté ou du fondant. Les fécules (tapioca, pomme de terre, arrow-root) et les farines d’oléagineux (amande, coco) entrent dans cette catégorie.

Le liant (10 à 20 %) : il remplace le rôle de cohésion du gluten. Les graines de lin moulues, le psyllium, la gomme xanthane ou la gomme de guar assurent cette fonction.

À retenir

La formule de base : 50 % structurant + 30 % texturant + 20 % liant. Ajustez les proportions selon votre recette et vos goûts, mais gardez toujours ces trois composantes en tête.

Les liants indispensables en cuisine sans gluten

Sans gluten pour assurer la cohésion, les pâtes ont tendance à s’émietter ou à s’effondrer. Plusieurs liants naturels permettent de compenser ce manque :

Le psyllium blond (poudre de tégument) est l’un des plus efficaces pour le pain. Il absorbe l’eau et crée un gel qui imite le réseau glutineux.

Les graines de lin moulues, mélangées à un peu d’eau, forment un gel épaississant naturel qui fonctionne aussi comme substitut d’oeuf dans les recettes véganes.

La gomme xanthane et la gomme de guar sont des additifs courants dans les mélanges commerciaux. Elles apportent élasticité et tenue, mais doivent être dosées avec précision pour éviter une texture trop élastique ou collante.

Attention

Si vous utilisez un mélange de farines du commerce (mix tout prêt), vérifiez s’il contient déjà de la gomme xanthane ou de guar. Ajouter du liant en double est l’une des erreurs les plus fréquentes. Le résultat sera une texture gluante et désagréable.

Trois mélanges maison prêts à l’emploi

Si créer vos propres dosages vous semble trop complexe, voici trois mélanges que vous pouvez préparer en grande quantité et conserver au réfrigérateur dans un bocal hermétique.

Mix pâtisserie polyvalent : 500 g farine de riz blanc + 150 g fécule de maïs + 100 g fécule de tapioca.

Mix pain et brioche : 300 g farine de sorgho + 200 g farine de riz complet + 150 g fécule de tapioca + 50 g psyllium blond.

Mix rustique (crêpes, cakes) : 300 g farine de sarrasin + 300 g farine de riz + 150 g fécule de pomme de terre.

Ces mélanges remplacent la farine de blé mesure pour mesure (1:1) dans la plupart de vos recettes habituelles. Avec le temps, vous les ajusterez selon vos préférences.

Il reste un sujet souvent négligé : la conservation et l’achat de vos farines sans gluten.

Questions fréquentes sur les farines sans gluten

01
Les farines naturellement sans gluten proviennent de céréales (riz, maïs, millet, sorgho, teff), de pseudo-céréales (sarrasin, quinoa, amarante), de légumineuses (pois chiche, lentille, lupin), d'oléagineux (amande, noisette, coco, châtaigne) et de tubercules (tapioca, pomme de terre, arrow-root).
02
Il n'existe pas de meilleure farine universelle : tout dépend de votre recette. Pour la polyvalence, la farine de riz est la plus utilisée. Pour le pain, le sorgho associé au tapioca donne les meilleurs résultats. Pour la pâtisserie, la farine d'amande apporte un moelleux incomparable.
03
La farine de sorgho est celle qui se rapproche le plus du blé en termes de comportement et de structure. Pour le goût neutre, la farine de riz blanc est la plus discrète. Aucune farine ne remplace le blé parfaitement seule : c'est l'association de plusieurs farines qui donne le meilleur résultat.
04
Rarement avec un résultat satisfaisant. Utilisée seule, une farine sans gluten donne souvent une texture trop dense, sèche ou friable. L'association de 2 à 3 farines, complétée par une fécule, est recommandée pour retrouver une texture équilibrée.
05
Les farines à IG le plus bas sont la farine de lupin (~15), la farine d'amande et de noisette (~20), la farine de lentille (~30), la farine de quinoa (~35) et la farine de coco (~35). À l'inverse, la farine de riz blanc et les fécules ont un IG élevé.
06
Oui, elles coûtent en moyenne 2 à 5 fois plus cher au kilogramme. Pour réduire le coût, vous pouvez préparer vos propres mélanges maison à partir de farines achetées en paquet, plutôt que d'opter pour les mix tout prêts du commerce qui sont souvent plus onéreux.
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